Depuis août 2023, les ressortissants français n'ont plus besoin de visa pour un séjour touristique de 45 jours ou moins au Vietnam, grâce à l'exemption réciproque entre les deux pays. Au-delà de cette durée, ou pour un séjour multi-entrées, un e-visa (visa électronique) reste nécessaire. Le problème n'est donc plus l'obtention du visa en elle-même, mais le calcul exact des 45 jours, la confusion entre sites officiels et plateformes payantes, et les quelques pièces à préparer avant l'embarquement. Voici ce qu'il faut vérifier avant de boucler sa valise.

Exemption de visa : la règle des 45 jours

Un passeport français en cours de validité (au moins six mois à la date d'entrée) permet d'entrer au Vietnam sans visa pour un séjour touristique de 45 jours maximum, entrées simples comme multiples selon les annonces officielles les plus récentes. Le compteur démarre le jour de l'entrée sur le territoire, pas le jour du vol. Attention au cas classique : un circuit Vietnam, Cambodge, Laos avec retour à Saigon. Chaque nouvelle entrée au Vietnam relance potentiellement une nouvelle période, mais les règles évoluent régulièrement, donc il est indispensable de vérifier les conditions en vigueur sur le site de l'ambassade du Vietnam en France dans les semaines précédant le départ, et pas seulement sur un forum de voyageurs.

Quand l'e-visa reste nécessaire

Au-delà de 45 jours, pour un stage, un volontariat, ou tout séjour qui dépasse le cadre touristique classique, l'e-visa s'impose. La demande se fait exclusivement sur le site officiel du gouvernement vietnamien dédié à l'immigration électronique, en anglais. Le coût tourne autour de 25 dollars américains, payable par carte, et le délai de traitement annoncé est de trois jours ouvrés, même s'il est raisonnable de compter une semaine de marge. Il faut une photo d'identité récente au format numérique et une photo de la page du passeport avec la puce, les deux scannées ou photographiées avec un fond neutre. Le visa délivré est à imprimer en couleur : les agents de contrôle à l'arrivée demandent parfois le papier, pas seulement le fichier sur le téléphone.

PIÈGE FRÉQUENT
Des sites tiers proposent de "faciliter" la demande d'e-visa moyennant 40 à 80 dollars de frais de service. Ils ne sont pas illégaux, mais totalement inutiles pour un dossier simple. Le site officiel suffit et coûte trois fois moins cher.

Visa à l'arrivée : une option à oublier

Le fameux "visa on arrival" avec lettre d'approbation, longtemps vendu par des agences en ligne, a perdu presque tout son intérêt depuis la généralisation de l'e-visa et l'exemption des 45 jours. Il reste théoriquement possible pour certaines nationalités via l'aéroport, mais pour un Français, il n'apporte plus aucun avantage : plus cher, plus lent, et nécessitant un passage par un guichet dédié à Tân Sơn Nhất qui peut prendre une heure aux heures de pointe. Autant dire que ce format est désormais à éviter sauf cas très particulier, par exemple une arrivée de dernière minute sans accès à un e-visa dans les temps.

Les documents à avoir sur soi à l'arrivée

Même avec l'exemption de visa, les contrôles de la police de l'air et des frontières à l'arrivée au Vietnam demandent parfois à voir un billet retour ou de continuation, et une adresse d'hébergement pour les premières nuits. Avoir une réservation imprimée ou sur le téléphone, même modifiable plus tard, évite les questions inutiles au comptoir. Pour choisir où loger pendant le séjour, le guide sur les quartiers où dormir à Hô Chi Minh-Ville aide à trancher avant même d'atterrir. Pour les familles ou les séjours combinant ville et excursions, prévoir aussi un fil conducteur sur place : le programme des premières 48 heures à Saigon donne un rythme réaliste pour les deux premiers jours, souvent les plus désorientants côté fuseau horaire et chaleur.

Réservez un hébergement flexible près du centre.Annulation gratuite utile si les dates de vol bougent.
Voir les options

Prolonger un séjour ou sortir et revenir

Pour un voyage plus long incluant un aller-retour au Cambodge, par exemple pour visiter Phnom Penh ou Angkor, la question se pose souvent en lien avec une excursion vers le delta du Mékong depuis Saigon, certains itinéraires frontaliers passant justement par cette région. Sortir du Vietnam puis y revenir dans la même période de 45 jours ne pose en principe pas de problème avec l'exemption actuelle, mais une sortie suivie d'un retour rapide peut parfois être questionnée au contrôle si elle semble artificielle (un aller-retour le jour même, par exemple). Dans le doute, mieux vaut demander un e-visa multi-entrées avant de partir plutôt que de risquer un refus d'entrée sur un malentendu de guichet. Pour prolonger un séjour sur place au-delà de la durée initialement prévue, la démarche passe par une agence de voyage locale agréée ou un bureau d'immigration, rarement en autonomie complète. Les tarifs demandés varient beaucoup selon les prestataires, souvent entre 20 et 50 dollars pour une extension simple, et le délai peut prendre plusieurs jours ouvrés. Ce n'est pas une démarche à tenter la veille du départ.

Ce qu'il faut retenir avant de réserver le vol

Pour un séjour touristique classique de deux à trois semaines, aucun visa n'est nécessaire pour un Français : seul le passeport valide six mois suffit. Pour un séjour qui approche ou dépasse 45 jours, l'e-visa officiel à 25 dollars reste la solution la plus simple et la moins chère. Dans tous les cas, éviter les intermédiaires payants non nécessaires, imprimer les documents utiles, et vérifier les règles à jour dans les semaines précédant le départ plutôt que de se fier à un article, même récent, puisque les conditions d'entrée au Vietnam ont changé plusieurs fois ces dernières années. Pour construire le reste de l'itinéraire une fois la question du visa réglée, le guide 3, 5 ou 7 jours à Saigon aide à caler la durée du séjour en fonction du visa choisi.